Pour un après-midi pluvieux après une journée occupée qui s’est terminée vraiment tard, quoi de mieux qu’une p’tite location au club vidéo. On peut même choisir un jeu vidéo, ça dure plus longtemps qu’un film!
Olivier a le projet, avec ses économies, de s’acheter un nouveau jeu pour la console Nintendo. Je lui ai proposé de profiter de l’occasion pour en louer un, question d’essayer avant d’acheter… Il a choisi le célèbre Super Smash Bros. Brawl pour la Wii. Quel phénomène! Si vous ne connaissez pas le genre (comme moi, ce matin), disons que le jeu se résume à éjecter d’un tableau en deux dimensions les héros des jeux Nintendo réunis dans une grande foire de claques sur la gueule et de mauvais tours explosifs.

Tout la famille a mordu. On joue à 4 à la fois, de courtes manches et on en redemande. La journée y passe, tout le monde est accro et… complètement hystérique. Car le jeu est vicieux. Sans qu’on s’en rende compte, la tension monte. Les joueurs sont debouts, le niveau de décibels monte et ce n’est pas une question de volume de l’appareil: ça parle fort en général, ça crie la plupart du temps.
Le très sérieux site Gamespot accorde 9,5/10 au jeu et le classe premier sur 1072 dans la catégorie Wii. Je trouve ça inquiétant… Après de nombreuses (et furieuses) batailles, on décide d’arrêter pour le souper. Et on annonce aux enfants que malgré le fait que l’on s’est bien amusé, il n’est pas question d’avoir, de façon permanente, ce titre dans notre bibliothèque. Consternation. Eux qui sont habitués à prendre tous les repas en famille “calmement” autour de la table, sans autre distractions que la discussion ne sont ce soir incapables de rester assis. Ça a été un bon exercice que de réaliser l’état dans lequel nous avait mis, collectivement, un simple jeu vidéo. Et simple décrit bien la chose, au fait.
Bon, si vous voulez vous défouler un bon coup, allez-y, louez-le, vous rigolerez, même. Prévoyez au préalable d’ouvrir une fenêtre de la maison pour laisser sortir la pression, de peur que le toit saute…