Visite à l’Assemblée nationale : les familles-éducatrices fondent beaucoup d’espoir sur la rencontre avec la ministre Sonia LeBel prévue en janvier prochain

Québec, le 28 novembre 2025 – Au Québec, les familles-éducatrices de plus de 8500 jeunes québécois demandent à nouveau au gouvernement Legault de mettre fin aux inégalités dont sont victimes leurs enfants et d’intervenir afin que ces derniers puissent recevoir les services auxquels ils ont droit dans les Centres de services scolaires. Jeudi, un groupe de familles-éducatrices et leurs enfants étaient présents à l’Assemblée nationale pour se faire entendre auprès de la ministre de l’Éducation et des parlementaires. 

Au Québec, l’éducation à la maison n’est pas un choix pour plusieurs familles, mais plutôt une solution de rechange, un dernier recours. Les élus interpellés se sont montrés sensibles à la réalité des familles-éducatrices :

  • Coalition Avenir Québec : L’AQED a rencontré la directrice de cabinet et le conseiller politique de la ministre de l’Éducation pour leur faire part des enjeux touchant les familles-éducatrices. Une rencontre est confirmée et aura lieu avec la ministre Sonia LeBel en janvier prochain.
  • Parti libéral du Québec : La députée Madwa-Nika Cadet a rencontré le groupe de parents et s’est montrée très sensible aux enjeux des familles-éducatrices.
  • À défaut de pouvoir rencontrer leurs représentants, le Parti Québécois et Québec Solidaire ont réitéré leur appui quant aux revendications des familles-éducatrices à l’endroit du gouvernement Legault.

Réactiver la Table nationale de concertation et rétablir un dialogue avec les familles-éducatrices

L’AQED demande à la ministre Sonia LeBel de réactiver la Table nationale de concertation, un mécanisme efficace, sans coût pour le gouvernement et axé sur le dialogue. La Table nationale de concertation, dont la convocation avait été promise par son prédécesseur Bernard Drainville plus tôt cette année, lui permettrait de bien comprendre les problématiques vécues par les familles-éducatrices : 

  • Actuellement, la grande majorité des enfants scolarisés à domicile se voient refuser les services auxquels ils ont droit par les Centres de services scolaires, ce qui nuit à leur réussite éducative ;
  • Des jeunes de plus de 16 ans sont laissés dans un vide juridique, sans solutions claires pour leur    diplomation ;
  • Des épreuves ministérielles obligatoires (lourdes, mal adaptées et inutiles pour les enfants qui apprennent autrement à la maison) coûtent cher aux contribuables ;
  • Une sanction des études inéquitable, où l’avenir de certains élèves repose sur des règles bureaucratiques rigides qui ne tiennent pas compte de leur parcours atypique et de leurs difficultés d’apprentissage.

Au Québec, plus de 50% des enfants scolarisés à domicile présentent des troubles d’apprentissage, un handicap ou des problèmes de santé mentale, auxquels le réseau scolaire est incapable de répondre adéquatement. De plus, les familles qui éduquent leurs enfants à domicile doivent faire une lourde reddition de comptes au ministère de l’Éducation avec la Direction de l’Enseignement à la maison (DEM). En contrepartie, la loi devait garantir aux jeunes scolarisés à la maison certains services offerts par les CSS, ce qui est loin de la réalité actuelle. 

Citation :

« Madame la ministre, nous vous demandons de réactiver la Table nationale de concertation le plus rapidement possible, comme s’y était engagé votre prédécesseur Bernard Drainville. Pendant ce temps, faute de dialogue, des milliers de familles québécoises font face à un système qui ne les écoute pas, ne les aide pas et leur met des bâtons dans les roues sans tenir compte de leur réalité terrain. Toutes ces situations créent beaucoup de détresse pour les familles et beaucoup d’anxiété pour les enfants. Madame la ministre, nous fondons beaucoup d’espoir sur notre rencontre planifiée en janvier. Votre gouvernement doit rétablir le dialogue avec les familles-éducatrices pour assurer la réussite éducative de nos enfants, un objectif que nous avons en commun! », a déclaré Anaïs Lauzon-Laurin, mère de deux enfants scolarisés à la maison et responsable des relations publiques de l’AQED.